André Stricker - Bach Orgue Saint-Maximin Thionville
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Nov 27, 2023 Sold Date
Nov 20, 2021 Start Date
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Description

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J.S. Bach - André Stricker Label:Sarastro – SAR 7817 Format:  Vinyle, LP, 45 RPM, Album Pays:France Sortie:1978 Genre:Classical Style:Baroque, Choral
A1Passacaille Et Fugue, BWV 58213:13 A2Choral "Nun Komm, Der Heiden Heiland", BWV 6594:47 B1Toccata Et Fugue En Fa Majeur, BWV 54013:45 B2Choral "Wenn Wir In Höchsten Nöten Sein", BWV 6684:48
Enregistré à – Saint-Maximin de Thionville (57)
Music By – Johann Sebastian Bach Organ – André Stricker
Organiste et professeur d'université français.  André Stricker (né le 20 août 1931 à Mulhouse, France - décédé le 2 février 2003 à Strasbourg, France), a étudié l'orgue à Genève, Strasbourg et Francfort. Pendant de nombreuses années, il a été professeur d'éducation musicale dans les écoles normales d'instituteurs de Strasbourg et a été professeur d'orgue au Conservatoire et chargé de cours à la Faculté de musicologie de Strasbourg. Cantor à l'église Saint-Guillaume (1961-1966). Professeur à l'Académie d'été de l'orgue français de Saint-Maximin en Provence.
https://www.musiqueorguequebec.ca/orgues/france/thionvillesm.html : L’histoire de l’orgue de Saint-Maximin de Thionville débute en 1577 alors que l’église acquit « un petit jeu d’orgue » lors d’un voyage de Pierre Louders et Jean Merlen à Sentzich. Cet orgue, placé dans le chœur et dont il ne subsiste aucune trace, a connu maintes restaurations au cours des ans.
En 1704, l’instrument est remplacé par un orgue neuf dû au facteur messin Georges Legros. Pendant les travaux de démolition de l’ancienne église, il trouve refuge dans la chapelle des Capucins. Lorsque la construction de l’église paroissiale est achevée en 1759, un facteur local, Jean Nau, est chargé de le remonter. Mais l’instrument est vite jugé insuffisant et, en 1765, on fait appel à Georges Dondaine, un horloger et amateur d’orgue, pour le remplacer. Celui-ci propose un devis s’élevant à 4 000 livres – l’orgue neuf, placé dans un nouveau buffet, reprend une grande partie du matériau sonore ancien et comporte six soufflets.
En 1791, la tribune manquant de solidité, il faut en construire une autre et pour ce faire, démonter l’instrument. Pendant ce temps, la municipalité de Thionville achète alors les orgues de l'abbaye de Saint-Clément, de Metz, vendues comme biens nationaux. Le facteur Georges Dondaine est chargé de remonter cet instrument, construit entre 1737 et 1740 par le facteur Le Picard, en y ajoutant des éléments provenant de l'ancien instrument. Ce nouvel orgue sera inauguré en 1792. Le buffet en bois polychrome rehaussé de dorures, d’une ampleur exceptionnelle avec ses trois niveaux savamment hiérarchisés, est un des plus beaux du département de la Moselle. Pierre Merjai, un voyageur de l’époque, décrivit, en 1800, l'instrument comme étant de grand prix autant par la variété de ses jeux que par la beauté de sa construction.
Tout au long du XIXe siècle et jusqu’au début du XXe, ce bel instrument classique connaît une longue série d’interventions qui en modifièrent l’esthétique. D'abord en 1838 avec le facteur Troes, ensuite, en 1848, par le facteur Antoine Sauvage, ancien élève de Cavaillé-Coll, qui propose un instrument capable de rivaliser sous tous rapports avec les plus considérables qui existent dans les départements environnants. L’orgue est alors mis aux goûts du jour et doté de quelques jeux romantiques.
Pendant le siège de Thionville en 1870, les dégâts causés par les bombardements et par le feu sont considérables. La restauration de l’orgue est alors confiée, en 1872, à la maison Haerpfer-Dalstein, de Boulay. La division du Positif est supprimée. La console est retournée et les jeux du Positif comme ceux du Récit sont replacés derrière le Grand-Orgue dans une boîte expressive. Pour compléter leur travail, les facteurs conseillent au menuisier Weyer de remplacer les sculptures, trophées de musique et autres ornements disparus pendant la guerre et lui redonner beauté et prestance.
En 1912, l’installation d’une soufflerie électrique et la mise en place, par les facteur Franz Staudt, de Puttelange, d’une transmission pneumatique modernisent l’instrument. Après la Seconde Guerre mondiale, le facteur Albert, de Boulay, réharmonise quelques jeux et construit un pédalier concave. Cependant, l'instrument, épuisé par trop de modifications successives, paraît à bout de souffle et appelle une véritable restauration.
À la suite de sérieuses recherches historiques et d'un inventaire complet au démarrage menés par une équipe d'experts comprenant Michel Chapuis, Marc Schaeffer et le docteur Albert Raber, les travaux de restauration sont confiés au facteur Alfred Kern. L’orgue est inauguré le 5 octobre 1969 par Michel Chapuis. Il restitue magnifiquement la composition de l’orgue selon l’esthétique du XVIIIe siècle. C’est un orgue de synthèse classique où se retrouvent à la fois des éléments de l’orgue français (pleins-jeux et jeux d'anches du Grand-Orgue) et de l’orgue d’Allemagne du Nord (pleins-jeux du Positif et jeux d'anches de 32' et 16' à la pédale).
La restauration du splendide buffet, merveille d’art baroque, fut entreprise en 1976 par le département des monuments historiques. L’ancienne peinture, brun foncé, disparut et l’orgue retrouva tout l’éclat de ses couleurs d’origine.
La Ville de Thionville doit être félicitée pour sa contribution non négligeable à l’entretien et à la mise en valeur d’un instrument considéré comme l’un des plus beaux d’Europe.


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